Yann Stofer

En

Portfolio

2007 - 2026

"Au fil du Nil" - EnVols Magazine

2026

« J’errais en attendant un train à la gare de Dax, impatiente, mon dernier livre venait de sortir, j’espérais du succès, de la reconnaissance, de l’amour, tout et n’importe quoi, qu’il se passe quelque chose, et je reçois un appel d’une inconnue. Elle me proposait le Nil et Agatha Christie. » C.S.

Cinquante ans après le décès de la reine du polar britannique, l’écrivaine Colombe Schneck s’est rendue en Égypte, accompagnée du photographe Yann Stofer, sur les traces de cette aventurière passionnée d’archéologie, à l’heure où le Grand Egyptian Museum ouvre ses portes et célèbre la splendeur du patrimoine égyptien.

"And now, we're stopping for lunch"

2025 - 2026

Un dimanche d’août ensoleillé, aux portes de Londres. Au Ham Polo Club, le plus ancien club de la capitale britannique et le seul à se situer intra-muros, le rituel dominical se déploie dans toute sa singularité. Le public est venu nombreux aujourd’hui : les invités du Club House savourent leur privilège, installés autour de tables dressées, champagne et petits fours à portée de main. Mais l’essentiel de la foule s’étire de l’autre côté du terrain, où les coffres de voitures, ouverts comme des loges éphémères, deviennent les points de ralliement de familles et d’amis. Au-delà du match, c’est le public qui compose la véritable scène.

C’est tout un éventail de la société anglaise qui se donne rendez-vous. Les familles avec enfants côtoient des jeunes couples ou des groupes d’amis. Les habitués élégants se mêlent à des spectateurs plus modestes, venus simplement partager un pique-nique au soleil. Chacun a recréé son propre salon à ciel ouvert. Certains étalent des couvertures sur l’herbe, d’autres installent des chaises pliantes. On vient avec son nourrisson, avec son chien. Les paniers en osier voisinent avec les sacs de course Marks & Spencer remplis de chips et de salades toutes prêtes. Les plus prévoyants sortent des plats maison, comme une salade de pommes de terre préparée avec soin. Plus loin, un couple a même dressé un service en porcelaine signé Fortnum & Mason. C’est une version très british du célèbre tableau d’Edouard Manet ‘Le déjeuner sur l’herbe’.

Au centre de cette bande de gazon, une buvette tenue par une jeune fille distribue rafraîchissements et snacks. Tout autour, les conversations s’entremêlent, les rires fusent et le temps semble suspendu. Puis les regards se tournent à nouveau vers le terrain : les chevaux lancés à toute vitesse, les joueurs en action, le maillet frappant la balle, les équipes célébrées par les applaudissements du public, la remise des trophées.

Et quand l’agitation retombe, restent aussi ces détails muets que l’objectif du photographe saisit : un reste de taboulé oublié au fond d’une assiette, un couteau planté dans un morceau de fromage, des gobelets vides alignés comme les témoins d’une fête passée. Autant de petites natures mortes, traces fragiles et intimes de ce partage collectif. Chaque cliché témoigne d’un fragment de vie et l’ensemble compose un tableau bigarré où se mêlent tradition, convivialité et codes sociaux plus ou moins assumés. Un microcosme qui raconte une manière d’être ensemble, entre tradition aristocratique et convivialité populaire, entre spectacle sportif et art de vivre à l’anglaise. Une Angleterre à la fois raffinée et décontractée, snob et populaire, où chacun trouve sa place, côte à côte, le temps d’un pique-nique d’été.

"Le rêve inachevé de Jack Kerouac" - Actes Sud

2026

"Le rêve inachevé de Jack Kerouac" - Éditions Actes Sud - Texte de Pierre Adrian / Photographies de Yann Stofer - 2026.

« En juin 1965, Jack Kerouac passe une nuit en Bretagne à la recherche de ses origines. Dans Satori à Paris, “Ti Jean” raconte sa quête, un voyage éthylique qui le mène de la gare Montparnasse jusqu’à Brest dont il ne verra à peu près rien, sinon la rue de Siam, le commissariat, une chambre d’hôtel et le comptoir des bars du quartier. Soixante ans après, j’ai refait ce périple en compagnie de mon ami photographe Yann Stofer, essayant peut-être inconsciemment de réparer ce rendez-vous manqué. Une question me hantait : que restait-il de l’esprit libre du voyageur solitaire ? » - Pierre Adrian

Portraits (cinéma)

2007 - 2026

"Dans le sommeil de Harry Crews"

2026

"Tu ne peux pas toujours tuer tout le monde à la fin / Dans le sommeil de Harry Crews" - Éditions LeMégot - Texte de Julien Perez / Photographies de Yann Stofer - Sortie le 6 mai 2026.

CFCL - Dans les coulisses des défilés

2022 - 2026

Portraits

2007 - 2026

Carte blanche - "Regards sur Lafite"

2024 - 2025

Depuis 1976, le Château Lafite Rothschild perpétue une tradition photographique en invitant de grands noms à porter leur regard sur le domaine, de Willy Ronis à Richard Avedon, en passant par Irving Penn, Robert Doisneau ou Paolo Roversi. Yann Stofer s’inscrit aujourd’hui dans cette lignée prestigieuse. Arrivé à l’automne 2023, lorsque le calme succède aux vendanges, il découvre un territoire familier et pourtant nouveau, où vignes, jardins et marais composent un paysage profondément vivant. Malgré une météo peu clémente, il transforme la lumière difficile et la pluie en sources de poésie, n’hésitant pas à explorer d’autres approches pour révéler la magie des lieux. Guidé par son instinct, Yann Stofer explore Lafite comme un grand reportage, mettant en images le dialogue constant entre l’homme et la nature. De cette immersion, il repart enrichi et épanoui, laissant une série de photographies sensibles qui racontent l’âme du domaine à ceux qui prennent le temps de regarder.

Au cœur des ateliers Hermès

2025

Dans l'intimité des ateliers Hermès, Yann Stofer capte le temps long de l’artisanat et la beauté de gestes justes. Ses images révèlent des mains à l’ouvrage, des regards concentrés, la précision et la patience qui donnent naissance à des objets façonnés pour durer. Gros plans et portraits racontent un savoir-faire qui se transmet, où chaque étape compte et où la matière — cuir, osier, soie — est respectée et sublimée. Les coulisses de ces ateliers dialoguent avec les paysages alentour, rappelant l’ancrage des métiers dans un territoire vivant. Une célébration sensible de l’exigence, de la transmission et de l’élégance du fait main.

Carte blanche - Jeux Olympiques de Paris

2024

Paris 2024 avait un objectif : révolutionner les Jeux Olympiques et Paralympiques, en métamorphosant le patrimoine parisien en un théâtre sportif à ciel ouvert. Pour l'occasion, Fisheye Manufacture a donné carte blanche à 15 photographes dont Yann Stofer. Le sport ne constituait pas leur domaine de prédilection, mais chacun, à sa manière, a retranscrit avec justesse et poésie les valeurs de l’olympisme et du paralympisme, en saisissant les athlètes à leur pic de sueur, en captant les émotions qui les ont accompagnés dans l’effort, en étant le témoin de la transformation iconique de la capitale française en un lieu de célébration et de joie. Nos quinze auteurs ont rapporté des photos emblématiques.

Carte blanche - Le Saut Hermès

2022

Lorsque Hermès fait appel à Yann Stofer pour une carte blanche à l’occasion du Saut Hermès 2022 au Grand Palais Éphémère, à Paris, le photographe choisit une approche intimiste, loin de la photographie d’équitation classique. Il s’intéresse aux coulisses plutôt qu’à la compétition et pénètre au cœur même de la relation entre le cheval et son groom. Il observe les gestes tendres de celle ou celui qui le prépare, le brosse, tresse sa crinière et le harnache en lui parlant sans cesse. Il s’approche au plus près de l’animal pour saisir des cils aiguisés, un cou tacheté, une crinière en tenture. Les cavaliers sont réduits à des jambes bottées de cuir luisant contre un pelage gris ou un drapé flamboyant ; des têtes bridées entrent dans le cadre contraint de l’objectif, mettant en valeur une animalité domptée. Mieux que tout discours, la netteté des contrastes, la brillance des couleurs et la radicalité des cadrages racontent l’exigence technique et esthétique de l’événement.

Japon

2020 - 2024

Chez Adel Abdessemed - M Le Monde

2024

USA

2013 - 2019

Évry danse

2015

En 2015, à l’occasion de la dernière édition des championnats internationaux de danses sportives organisée à l’Agora d’Évry-Courcouronnes, dans l’Essonne — avant sa démolition et reconstruction — le photographe Yann Stofer est invité à contribuer à l’événement au sein du club de danse A.S Évry, dont son père est membre. Il accepte à condition de disposer d’une totale liberté de création et met en place un micro-studio improvisé : un fond coloré fixé sur un mur, dans un couloir reliant les vestiaires à la salle de danse, entre le réfectoire et les toilettes.

Des répétitions jusqu’à la clôture de la compétition, il fait poser les danseurs quelques secondes, assis sur une chaise : en tenue de sport ou de scène, avant ou après le maquillage, avant ou après leur passage. De cette approche naît une série à laquelle il est particulièrement attaché, pour son caractère intime et la force de ses portraits — une démarche qui n’aurait sans doute pas été possible ailleurs que dans ce lieu.